La différence culturelle a sa place, à sa place

Au fur et à mesure que les entreprises se développent et s’étendent au-delà des frontières nationales, le problème de la gestion des différences culturelles est devenu un véritable problème de management. Comment pouvons-nous aider les gens à mieux communiquer et collaborer au-delà des cultures ? Comment pouvons-nous mieux tirer parti, en entreprise, de ce que la diversité peut apporter ? Comment des personnes d’origines culturelles différentes peuvent-elles trouver les interactions interculturelles plus satisfaisantes et moins frustrantes ?

Les différences culturelles, une réalité qui a bon dos...

Dans tous les pays du monde, on entend les collaborateurs dire : “Ici, on ne fait pas les choses comme ça…” L’hypothèse sous-jacente : à Rome, fait comme les Romains.

Il existe des différences claires et indéniables dans la façon dont les gens fonctionnent, communiquent et collaborent entre les cultures. Notre façon d’accueillir change. La façon dont nous échangeons nos cartes de visite change. Notre façon de poser des questions, de débattre et de gérer les conflits change. Nous pourrions rendre cette liste infinie….

Beaucoup de problèmes de communication et d’échecs relationnels sont mis sur le dos de “questions culturelles”, et donc de nos différences en tant que personnes en général. Bien entendu, il est possible d’y remédier dans une certaine mesure en étant plus compréhensif, respectueux, tolérant et surtout éduqués à l’égard de ces différences. Mieux vaut par exemple comprendre les coutumes concernant la ponctualité, les repas, les échanges de cartes, la distance physique à respecter, le rapport à la hiérarchie, etc.

 

 

Sommes-nous vraiment si différents ?

Je trouve l’explication des problèmes de communication liés principalement à nos différences culturelles (ou de personnalité, de génération, etc.) trop simpliste (et plutôt commode pour s’extraire de sa propre responsabilité dans l’échec).

J’ai grandi dans de nombreux pays d’Europe, d’Asie, d’Océanie et d’Afrique et suis convaincu qu’il y a tant d’autres choses qui nous unissent, non seulement sur le plan biologique, mais aussi sur le plan culturel et social.

Par exemple, regardez un Japonais et un Français assister à la naissance de leur enfant ou bien même au match de football de leur équipe préférée, et vous ne verrez que peu de différences.

 

Demandez-leur aussi comment ils veulent qu’on leur parle et vous verrez, qu’ils soient anglais, chinois, allemand, américain, espagnol ou autre… ils répondront la même chose. L’interculturalité n’est pas tant le point de blocage. D’où que nous venions, nos attentes sont à l’unisson : nous voulons tous qu’on nous parle d’une manière directe, claire, précise et concise, pourvu que ce soit aussi poli, courtois et respectueux.

Peu importe d'où nous venons, nous ne sommes pas toujours très bons pour parler aux autres

Le problème de fond reste que, peu importe d’où nous venons, nous ne sommes pas toujours très bons pour parler ainsi aux autres. Qu’il y ait ou non d’ailleurs une dimension de communication interculturelle. Cela se matérialise de manière différente en fonction de notre éducation, mais se concrétise toujours pour des raisons assez semblables… la peur.

  • Si tu veux la paix, prépare la guerre.
  • Le loup est un loup pour l’homme.
  • Tourne sept fois la langue dans ta bouche.
  • Ne montre pas tes émotions tu vas te faire avoir.
  • Œil pour œil, dent pour dent…

Nous avons tous déjà menti comme une façon de préserver le lien social… or pourtant on nous a tous dit qu’il ne fallait pas mentir. Quelle étrangeté que de mentir pour montrer du respect !

Et nos différences (il y en a bien sûr) deviendront parfois source de malentendus et de confusion.
La seule question est :

  • L’utiliserons-nous comme un moyen d’apprendre les uns des autres et d’établir des liens plus étroits ?
  • L’utiliserons-nous comme un moyen de nous punir et de nous blâmer mutuellement ?

Et si nous passions un peu plus de temps à essayer de trouver ce qui nous rassemble et un peu moins de temps à essayer d’identifier ce qui nous rend différents ? Et si nous prenions notre juste part de responsabilité dans ce qui ne fonctionne pas et donc aussi dans l’amélioration de nos modes de fonctionnement respectifs ? Et si nous essayions d’être une meilleure version de nous-mêmes (avec notre propre culture) plutôt qu’une pâle copie de l’autre (en essayant mimer ses codes culturels à lui) ?

En plus d’être plus simple, plus efficace et fondamentalement plus respectueux les uns des autres (et de nous-mêmes), c’est aussi paradoxalement la meilleure façon de préserver nos différences dans un monde de plus en plus globalisé et standardisé.

Ceci me donne l’opportunité d’un autre article…

 

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